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Promos 1950-1959



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1950

Christian DURIEZ  : « ... En fait, ces temps de course puis de calme, c’est un peu ce que j’ai vécu cette année. D’abord Marseille la grand’ville, jamais en paix, bourdonnante de vie, peu somnolente à part à la « conjoncture économique ». Des voitures brûlées à Marseille ? Non, pas plus que d’habitude. Un plaisantin disait qu’il n’y avait plus rien à brûler, alors... Non, les vraies raisons sont peut-être le fait qu’à Marseille il n’y a pas de banlieue... ou que tout est banlieue ! Il faut aussi remarquer les efforts de Marseille-Espérance, ce groupe unissant les différentes croyances, initié par un ancien maire depuis 15 ans ; ainsi, un dialogue et une concertation existent réellement depuis longtemps ici. Mais le mal-vivre des jeunes est quand même patent. Et j’ai vécu ces deux mois de bonheur au Cameroun, en août-septembre. Chez les kapsiki, j’ai retrouvé le temps de vivre, les amis, la langue ; mais aussi la vie dure, des routes moribondes, le paludisme menaçant toujours les enfants. Pendant deux mois, j’ai pu mesurer les changements survenus dans le pays depuis 1980. J’ai pu passer une semaine dans chaque village important, reçu partout comme ils savent le faire, et grattant-grattant des feuilles et des feuilles de notes.

Didier HARMEL  : « Après 24 ans dans notre monastère du Congo-Brazza dont la guerre a dispersé les membres, après 2 ans à la ferme à faire les fromages que beaucoup connaissent, après 17 ans en cuisine, me voici gérant du parc auto (6 Citroën et une Peugeot 104 de 30 ans...), les dispatchant et entre ces temps, j’assure divers services (lavoir, quasi 200 draps par semaine) etc... Suis en contact avec Jean LINCET et son fils Didier. Retrouve avec plaisir « Bigoudi » = Michel LESCUYER (qui faisait équipe avec Gérard FERTE, au foot). Il demeure à Véraville près des plages du débarquement. Ai eu des nouvelles de « Teinture » = Guy TABOURIN, 122 rue du Moulin vert à Epernay. Désirerais des nouvelles de Maurice AUGER et de J. M. DIDIERJEAN. La suite est pour les élèves de Father GALLET : me trottait dans la tête depuis quasi 60 ans, sa citation de « The Abbot of ABERBROTHOK ». Grâce à des anglais dans le coin, il s’agit d’un poème de Robert SOUTHEY 1774-1843 qui parle d’un mini récif situé sur la côte est, face à Dundee. L’abbé en question y fit mettre une cloche jusqu’au jour... Si vous voulez the end of the story, write me a letter with news of you, I shall send you a photocopy of this poem. Just at this time, our mass’bell rings on this 26 of December, a terrible anniversary ! It is twenty to ten. I bring you all in my frayer, with my fellows students of 1941, with our teatcher “le Père LALLEMANT”, ARNOULD, BARROT, CHABEAU, CHAUMONT, CLIGNET, DESPLANQUES, DIDIERJEAN, DINART, FAUPIN, GENTILINI, GOSSET, myself, HEIDSIECK, LAIDEBEUR, de LA MORINERIE, PANIS, PETEROLF, REGNER, RENARD, ROBILLOT, VIEUX, les 2 LABBE, DESORMEAUX, PICOT et FAYET (ces derniers inscrits en retard). Please don’t forget me in your frayers. Thank you. Et si vous passez par la Bourgogne...

Claude DUVERGER : « Lors d’une croisière en Méditerranée en octobre, j’ai revu Michel Malézieux, après plus de 50 ans ! Notre escale à Alger m’a remis en mémoire une question que je me pose souvent : comment les Anciens de la rue de Venise ont-ils traversé les « événements » d’Algérie ? Personnellement, 2 ans après avoir terminé mon service militaire à Meknès, j’ai été rappelé par Guy MOLLET en 1956, comme sous-lieutenant, une expérience assez difficile, surtout quand j’ai pris le commandement d’une compagnie de 150 rappelés. »

Guy LEPOUTRE : « Pendant 6 ans, de septembre 2000 à septembre 2006, j’ai été supérieur de la Communauté de la rue de Grenelle à Paris : 70 jésuites âgés, mais dont un bon nombre demeurent actifs en bien des domaines. La maison sert d’hôtellerie pour des jésuites de passage à Paris, venant du monde entier : passionnant. Me voici nommé au Chatelard, centre spirituel à l’ouest de Lyon : accompagnement, retraites, sessions, voilà ce que je retrouve, sans oublier mes relations fraternelles et fécondes avec les protestants évangéliques, nombreux et en croissance ici comme à Paris. Le travail apostolique ne manque pas. Nous sentons avec bonheur un souffle de réveil spirituel sur notre pays et sur la vieille Europe ! »

1953

De la part de Mme F. DUROY de BRUIGNAC : «  Gérard DUROY de BRUIGNAC était né à Soissons le 5 mars 1935, 2ème enfant d’une fratrie de 5 frères et sœur, aîné des garçons. Frère de Jean-Charles, prêtre à Paris. Neveu de Gérard de TASSIGNY, s.j. à Paris. Cousin germain de Joseph LACRETELLE, s.j. à Bordeaux, Régis HARMEL, Prémontré à Conques et Didier HARMEL, bénédictin à La Pierre-qui-Vire, anciens de St-Jo.. ! Après des études supérieures de Droit, il travailla dans plusieurs compagnies d’assurances, puis entra à la Sécurité Sociale en région parisienne comme inspecteur du contentieux pour les accidents de la route. Mais surtout, en montagne, sa propre route croisa celle de Françoise, au club alpin en 1981. Ils ne se quittèrent plus, formant un couple uni, profondément attachés l’un à l’autre. Ils partageaient maintenant leur retraite : 6 mois en région parisienne, 6 mois à la campagne. Très durs derniers mois d’hôpital après un A.V.C. en avril 2003. Gérard s’est endormi dans la paix le 7 décembre 2005. » - (21-12-2005)

1954

Mme DERIEUX nous fait part du décès de son mari, Ernest DERIEUX  : « J’ai la grande douleur de vous annoncer le décès d’Ernest DERIEUX à l’âge de soixante-neuf ans des suites d’un infarctus. Il laisse dans la peine aussi ses deux fils Remi (38 ans) et Olivier (33 ans). Ernest me parlait souvent du bon souvenir qu’il gardait de Saint-Joseph et le Père de SEZE était venu nous marier. Je suis moi-même ancienne de Sainte-Marie de Neuilly. Avec mes sentiments les meilleurs. » - (15-12-2005)

Bernard BAUDON : « J’ai repris peu à peu mes activités dans la paroisse après un excellent congé, à tous points de vue, familial, spirituel et également culturel. J’en garde encore la nostalgie ! J’ai eu, en effet, la joie de rester un bon mois à Rome à la Maison généralice avec plusieurs confrères de la même tranche d’âge pour un ressourcement spirituel riche et qui nous aidera à affronter une nouvelle période de notre vie de missionnaire. Le fait d’être à Rome au centre de la chrétienté permet des contacts très intéressants de même que des visites culturelles d’un grand intérêt. Cette année, fin novembre, nous fêtons le Jubilé de 75 ans du séminaire de Ujiji, fondé par les premiers Pères Blancs arrivés sur les bords du lac Tanganyika. Ujiji était alors un centre esclavagiste et nos confrères ont eu bien des difficultés pour lutter contre ce terrible fléau. Ce séminaire, en janvier prochain, va devenir une école secondaire pour filles, tenue par les sœurs carmélites venues d’Inde. Un nouveau séminaire plus grand et mieux situé est en construction. La rentrée sera difficile car une partie des bâtiments n’est pas encore terminée. Il y a une fièvre d’instruction en Tanzanie... Nous avons eu le mois dernier les confirmations. 430 jeunes ont reçu ce sacrement après une retraite de préparation... La construction de nos églises avance... Je viens de terminer la prédication d’une petite retraite pour les « Wawata » mouvement pour les femmes catholiques en Tanzanie. Elles étaient une trentaine, toutes pleines de bonne volonté. En général ces simples femmes sont un véritable exemple de travail et de dévouement. En plus du travail de la maison et d’éducation d’une nombreuse famille, elles passent beaucoup de temps à cultiver les champs. Malgré tous ces travaux durs, elles se plaignent rarement et sont capables d’un grand dévouement et restent souriantes. Un véritable exemple ! Merci de m’envoyer le Sourire de Reims toujours intéressant à lire. Dans notre diocèse nous faisons un grand effort pour l’éducation... depuis 10 ans, 5 écoles secondaires ont été ouvertes. Bien amicalement. »

1956

Laurent MOYNE  : « Cela fait juste 50 ans que j’ai quitté Saint-Joseph. Je ne peux me rendre à Reims le 18 mars, mais je serai à Lourdes fin juillet, « en individuel ». Des nouvelles : je fais part du mariage de mon fils Bernard MOYNE avec Valérie MOLESTI, le 13 mai à Theizé (Rhône). J’ai beaucoup apprécié le mot d’Alain ROBERT dans le dernier Sourire. Il arrive que des Anciens « tombent », et cela peut arriver à n’importe lequel d’entre nous. Il est heureux que d’autres viennent à leur secours. » - (27-02-2006)

Jean-François du PIN de LA GUERIVIERE  : « Conseiller municipal de Coulommes la Montagne 51390. Elu membre de l’Académie d’Agriculture de France en 2005 et nommé officier du Mérite Agricole (promotion du 14 juillet 2005). Aujourd’hui retraité du Groupe Danone (directeur de la recherche et du développement). Grand-père de 7 petits-enfants. »

1957

Marc FLICHY : « Après 36 ans de ministère paroissial, j’obtiens de mes deux évêques la permission de tenter un essai de style EREMITIQUE. Ce genre de vie est incompatible avec la « SURINFORMATION » dont je suis victime. Il me crève le cœur de mettre fin à la réception de publications de grande qualité, d’autant que parfois d’anciens amis en sont les promoteurs ou les rédacteurs. Pour éviter le gâchis, faute contre la pauvreté, injustice envers nos bienfaiteurs, j’ose vous demander de cesser tout envoi, de me rayer de tout fichier parallèle. Des expéditions ultérieures seraient mises à la corbeille et ma future adresse demeure secrète. Avec toute ma gratitude pour vos envois gratuits, dont la plupart font mon admiration, nous restons en profonde communion. »

1958

Bernard CHANDON-MOET  : « Supérieur de la communauté jésuite Saint-François de Sales. Responsable de l’église du 18 rue Sala « Immaculée Conception » à compter du 25 octobre 2005. » - (17-01-2006)